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5 œufs, 500 ml de lait, 40 min : un far breton bien épais qui cale toute la tablée

Par Julie Glawi , le 8 mars 2026 à 20:27 - 8 minutes de lecture
5 œufs, 500 ml de lait, 40 min : un far breton bien épais qui cale toute la tablée

Le far breton aux pruneaux, c’est mon dessert doudou quand j’ai besoin d’un truc simple, solide, et qui fait taire tout le monde à table. J’en fais depuis des années, souvent au printemps, quand on a envie de douceur mais pas de gâteaux trop compliqués. Bien épais, bien vanillé, avec des pruneaux moelleux… chez moi, il ne fait jamais long feu.

Ingrédients

  • 5 œufs
  • 500 ml de lait entier
  • 120 g de farine de blé (T45 ou T55)
  • 120 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé (7 à 8 g) ou 1 c. à café d’extrait de vanille
  • 1 pincée de sel
  • 200 g de pruneaux dénoyautés
  • 30 g de beurre (pour le moule)
  • 2 c. à soupe de rhum ambré (facultatif, pour les pruneaux)

Préparation

  1. Fais gonfler les pruneaux. Mets les pruneaux dans un bol et couvre-les d’eau chaude (ou d’un mélange eau chaude + rhum, si tu aimes). Laisse 15 minutes, puis égoutte. Ça les rend bien moelleux, et surtout ils ne “boivent” pas toute l’humidité du far pendant la cuisson.
  2. Préchauffe le four. 180 °C, chaleur statique si tu peux. Beurre généreusement un moule. Perso, j’ai un faible pour un plat en céramique ou un moule à gratin d’environ 20 x 25 cm : ça donne un far bien épais, comme je l’aime.
  3. Prépare la base. Dans un grand saladier, fouette les œufs avec le sucre, le sucre vanillé et la pincée de sel. Pas la peine de fouetter trois heures : dès que c’est homogène, c’est bon.
  4. Ajoute la farine. Verse la farine en pluie en fouettant. Là, je prends toujours quelques secondes de plus, parce que les grumeaux… comment dire… on les regrette vite au moment de couper les parts.
  5. Détends avec le lait. Verse le lait petit à petit, en fouettant, jusqu’à obtenir une pâte très fluide, un peu comme une pâte à crêpes (mais légèrement plus épaisse). Si tu sens que ça coince ou qu’il reste des petits paquets, un coup de mixeur plongeant 10 secondes et c’est réglé. Personne ne viendra te dénoncer.
  6. Installe les pruneaux. Répartis les pruneaux dans le moule beurré, puis verse la pâte par-dessus. Je tapote doucement le moule sur le plan de travail : ça chasse les bulles et ça évite les petits trous bizarres à la découpe.
  7. Cuisson. Enfourne 40 minutes à 180 °C. Le far doit être bien pris, gonflé, et joliment doré sur le dessus. La lame d’un couteau ressort propre, ou à peine humide (pas trempée, quoi).
  8. Repos (important). Laisse tiédir au moins 30 minutes avant de couper. Chaud, c’est très bon mais ça se tient moins. Froid, c’est carrément parfait : dense, fondant, comme il faut.

Mes conseils

Erreur classique à éviter : ne balance pas tout le lait d’un coup sur la farine. C’est le chemin le plus court vers les grumeaux, puis vers la séance de fouet “cardio” non prévue. Je fais toujours œufs + sucre d’abord, farine ensuite, et le lait arrive petit à petit. Pâte lisse, far lisse.

Mon petit truc qui change tout : je fais tremper les pruneaux dans de l’eau chaude avec un trait de rhum (ou juste de l’eau chaude si tu préfères rester sage). Ils restent fondants et parfument légèrement le far. Et si tu as une gousse de vanille qui traîne, une demi-gousse infusée 10 minutes dans le lait tiède… là, on passe clairement un cap, sans en faire des tonnes.

Conservation : le far se garde 3 jours au réfrigérateur, filmé ou dans une boîte. Je le préfère franchement le lendemain, bien refroidi, quand la texture s’est posée. Pour le réchauffer : 10 minutes à 150 °C, ou 20 secondes au micro-ondes par part (pas plus, sinon il prend une texture un peu caoutchouteuse, et c’est dommage).

Variantes

Variation de saison : au printemps, ça m’arrive de remplacer une partie des pruneaux par des raisins blonds réhydratés, ou d’ajouter un zeste de citron très fin pour une note plus fraîche. Ce n’est pas “puriste”, mais c’est vraiment bon.

Version plus légère : tu peux passer à 400 ml de lait entier + 100 ml de lait demi-écrémé, et descendre le sucre à 90 g si tes pruneaux sont déjà bien sucrés. Le far reste gourmand, juste un peu moins riche.

Service : je le sers nature, ou avec une cuillerée de crème fraîche épaisse. Et côté boisson, un verre de cidre brut breton, c’est l’évidence. Nickel pour un goûter du dimanche, ou en dessert quand il y a du monde et qu’on veut un truc qui cale (dans le bon sens).

Tombée dans la marmite de la culture geek avant même de savoir marcher, Julie ne jure que par une chose : l’énergie pure. Fan inconditionnelle et encyclopédie vivante de Dragon Ball Z, elle applique la philosophie de Goku au quotidien : toujours dépasser ses limites, même s’il s’agit juste de finir une série culte en un week-end.

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